A l’origine de la municipalité actuelle, l’union des deux principaux courants communistes et surtout une orientation programmatique bien à gauche ont permis un rassemblement avec d’autres pour construire une politique plus conforme aux intérêts des habitants. C’est ce rassemblement qui l’a emporté lors des élections municipales de 2014. Le parti socialiste et ses alliés ont fait un autre choix, notamment en maintenant leur liste au second tour de la municipale. Qu’aujourd’hui, le parti radical de gauche souhaite rejoindre la majorité municipale témoigne d’une évolution dont nous nous réjouissons. Mais elle ne saurait remettre en cause le choix qu’ont fait les électeurs en 2014. Ce choix traduit sur certaines questions des orientations différentes, en matière de logement par exemple où nous sommes fermement attachés à une politique de construction maîtrisée qui favorise l’accès au logement des habitants d’Aubervilliers. Que le principal responsable des radicaux de gauche affirme au parisien : « nos voix peuvent peser contre la tendance orthodoxe de Jean-Jacques Karman » pose trois questions :

1. Celle de peser sur la politique municipale au mépris de la représentativité des courants de pensée incarnée par les uns et les autres et du mandat des électeurs. Rappelons que les rares fois où le PRG a localement présenté un candidat aux élections locales, il a difficilement dépassé 1% des suffrages, quand Jean-Jacques Karman a été régulièrement réélu conseiller général dans le canton Aubervilliers-Ouest.

2. Surtout, en s’inscrivant contre une tendance de la majorité comme l’affirme le représentant du PRG au Parisien, cette prise de position pose la question de la volonté du PRG de s’inscrire dans le dynamique rassemblement voulue par la majorité actuelle.

3. Enfin, la position du PRG pose la question du monnayage de ce soutien, notamment en termes de poste d’adjoint au maire, comme l’insinue l’article du Parisien ; « il compte bien se glisser dans un fauteuil d’adjoint». La majorité a besoin d’élus au service de la population et qui travaillent. La clarification s’impose. Elle doit être publique car les habitants d’Aubervilliers ont droit à la clarté. Elle passe par le respect des orientations qui ont été prises en 2014. Les élus de la Gauche Communiste et apparentés les ont toujours respectées. Aubervilliers a besoin de se rassembler sur des bases claires, sans compromission. Notre engagement est et restera le service des habitantes et habitants d’Aubervilliers.

Jean Jacques Karman, Leîla Tlili, Danielle Marino, Marc Ruer, Fathi Tlili, Antoine Wohlgroth, Eric Plée.