Dans le deuxième cas, nous passerions sous les fourches caudines d’un candidat admirateur déclaré de François Mitterrand. Là aussi, l’avenir du PCF serait mis en cause. Déjà, Mélenchon désigne les candidats aux élections législatives utilisant les noms de communistes ralliés à sa ligne. NON nous ne voulons pas d’un Mitterrand bis ou n°2.

Evidemment, nous ne sommes pas dans les meilleures conditions pour présenter un candidat communiste. Mais constatons et analysons que faire le contraire, c’est mettre en cause l’existence même du Parti Communiste Français et donc la possibilité de mettre en pratique une ligne politique de rupture avec le capitalisme, de rupture avec l’union européenne, pour un socialisme à la française, mettant en cause réellement le régime capitaliste.

Il y a urgence de déclarer la candidature d’un communiste à l’élection présidentielle et d’investir les 577 candidats du Parti Communiste Français pour les élections législatives.

Ceux qui se rangent par souci soi disant d’efficacité électorale ou de peur d’un nouveau 1,93%, derrière la candidature d’un socialiste ou de Mélenchon prennent une responsabilité historique. Déjà en 1974, en votant pour Mitterrand dès le premier tour nous croyions que cela été juste et pourtant c’était le contraire, les années qui suivirent l’ont prouvé. Notre camarade Roland Leroy, lui qui avait vu juste en 1974, devrait s’en souvenir.

Il est encore temps de rectifier et que tous ensemble nous désignions le candidat du Parti Communiste Français, candidat de rassemblement de la vraie gauche, candidat des travailleurs contre les exploiteurs, leurs serviteurs et les responsables des guerres impérialistes. Aubervilliers le 24 octobre 2016