Modifications au moins sur trois points :

1. Sur la question européenne, en retenant l’idée d’abroger tous les traités de l’Union européenne. 2. Au plan national, ouvrir un processus de rupture avec le capitalisme en débutant par la nationalisation de toutes les banques françaises 3. Se déclarer partisan d’une révolution socialiste qui convoquerait une assemblée constituante démocratiquement élue pour l’instauration d’une première république sociale démocratique et populaire.




Ces 3 changements majeurs ne peuvent être atteints que par une rupture historique d’alliance avec la direction du Parti socialiste.

La base commune n’a obtenu que 51% lors du vote des adhérents et est minoritaire dans 34 fédérations. Nous ne pouvons laisser dans le silence les 49 autres %. Le fonctionnement de la future direction nationale doit tenir compte de ces faits et devrait permettre aux adhérents de connaître les positions de chacun tout au long de leur mandat, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. La direction nationale ne devra pas décider seule. L’exemple de la question des primaires est révélateur à ce sujet. Notre 37ème congrès peut être un grand congrès à condition de ne pas reproduire simplement ce que notre 36ème congrès proclamait : « il est grand temps de rallumer les étoiles ». Non, quand les étoiles s’éteignent une à une, il est grand temps de prendre conscience que la vie et l’avenir du PCF se jouent aujourd’hui. Notre parti n’est déjà plus un parti d’implantation nationale et les effectifs diminuent. Un tournant vers la classe ouvrière est plus que jamais nécessaire pour les questions de stratégie et d’influence. Je rappelle que la classe ouvrière compte aujourd’hui 6 millions de personnes et quand elle entre en lutte, comme actuellement, ça change beaucoup de choses. Notre 37ème congrès peut être le grand congrès dont nous avons besoin. Ces modifications, oui, nous pouvons les entreprendre. Le socialisme devra être à l’ordre du jour. Il est cité O fois dans le texte de la base commune. La révolution numérique est citée 18 fois. C’est une bonne chose mais on ne trouve nulle part l’évocation d’une nécessaire révolution socialiste. Un tournant vers le marxisme et donc vers la classe ouvrière est plus que jamais nécessaire.

Réactions de fin de congrès

Mille participants ont été annoncés à la tribune le premier jour. Lors des votes électroniques, nous constatons qu’à aucun moment nous ne dépassons les 650 congressistes présents. Dans le discours de clôture de Pierre Laurent, la question des primaires avec la participation possible de membres du Parti Socialiste longuement discutée et controversée est réapparue telle quelle accompagnée d’une votation citoyenne. Au cours du congrès 40% environ des congressistes s’étaient pourtant prononcés contre. Autre positionnement, un représentant de Syrisa est intervenu dans le congrès et la Direction sortante nous propose encore une fois, avec 60% des congressistes de nous positionner comme Syrisa c'est-à-dire en soumission à la commission européenne comme l’a si justement déclaré la représentante du Mali. Alors que plusieurs interventions au cours du congrès ont souligné la nécessité de la nationalisation des banques, on en reste avec cette direction actuelle, à une demande auprès de la banque européenne de bien vouloir être gentils avec les peuples. Mais en aucun cas de positionnement en faveur des nationalisations. Le clivage du congrès avec 50% de la direction sortante, 24% pour la droite du Parti et 26% pour la Gauche, ce sont retrouvés plus d’une fois dans cette composition au sujet des votes. Le vote sur la nouvelle direction nationale s’est fait sans connaitre la composition sociale de celle-ci. Et des voix se sont fait entendre contre l’expression des sensibilités, demandant un retour au monolithisme, condamnant toute expression divergente entre et même lors des congrès. Recourant faussement à un rappel de l’histoire de notre Parti. Alors que le monolithisme à l’intérieur du Parti est le résultat de la déviation stalinienne imposée à notre Parti à la fin des années 20. Et alors que nous commencions doucement à nous en affranchir. Le 37ème congrès ne restera pas dans l’histoire du Parti comme un grand congrès et il risque même d’apparaître comme une étape de plus vers la marginalisation.