Jamais le combat, pour la rupture avec le capitalisme, à l’échelle de l’histoire n’a été autant d’actualité et la phase de Karl Marx du « Manifeste » : “L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes“ n’a été aussi juste. Ce mouvement a bien sûr un caractère de classe, d’abord national. Nous passerons de l’ « idéal » au « réel » par une série d’étapes et de rassemblements révolutionnaires menant à une société sans classe, appelée « le communisme ». En rejetant ouvertement le marxisme scientifique les congrès de la Mutation révisionniste, les 29ème et 30ème congrès ont créé les conditions de notre dérive. Depuis aucun de nos congrès n’est revenu sur cet abandon-renonciation.

S’il est une revendication clairement affirmée par Karl Marx concernant l’ensemble de sa pensée, c’est bien l’attribution à ce travail le qualificatif de « science ». Car pour Karl Marx c’est un choix de méthode de travail, un choix de conceptions, d’étude et de recherche pour un but, celui de la fin du capitalisme.

Les processus unitaires dominés par et au profit du Parti Socialiste, puis « le Front de gauche » furent pensés par les mêmes qui avaient soutenu la “Mutation“ pour cacher l’impasse stratégique de la mutation sans remettre en cause ses fondements et ses pratiques, jusqu’à nos jours.

Si notre 38ème congrès pouvait être celui du Marxisme de A à Z nous serions sur les bons rails. Je précise bien le Marxisme scientifique de A à Z et non la déformation stalinienne du « Marxisme-léninisme ». Le marxiste Lénine comme d’autres peut nous aider sur un certain nombre de points stratégiques, comme “l’impérialisme“. Où encore l’action déterminante de Lénine au cours de l’année 1917 est à ce titre, pleine d’enseignements encore valables aujourd’hui. Les conclusions de notre 38ème congrès doivent nous permettre de promouvoir le Marxisme comme cœur de notre théorie, de notre stratégie, de notre réflexion organisationnelle et notre action pour un réel Communisme du 21ème siècle...