Bien sûr, il y avait eu les « accrochages » importants entre les marxistes et les différentes « variétés » d’anarchistes. Puis la 2ème Internationale (1889/1914) rassembla jusqu’à 1914, l’ensemble des socialistes de gauche ou de droite et même les fit fusionner, comme en France en 1905. C’est Rosa Luxemburg qui, la première, avant la fin du siècle, mène la lutte contre les réformistes dans la social-démocratie allemande (le parti dominant dans l’Internationale) et au niveau de l’Internationale contre Bernstein tombé dans le révisionnisme amors qu’il est l’exécuteur testamentaire de Friedrich Engels. Lénine, lui, entreprend de son exil, l’affrontement théorique, au début du siècle, avec celui que l’on nomme à ce moment là, le « Pape du marxisme » Karl Kautsky, qui lui, ne comprend pas la question de l’impérialisme. Rosa Luxemburg et Lénine présenteront un texte, au niveau de l’Internationale, contre la guerre impérialiste qui menaçait. Mais malgré leur engagement contre la guerre, l’écrasante majorité des partis de la 2ème Internationale ont sombré dans l’Union sacrée avec leur bourgeoisie. En particulier les dirigeants socialistes allemand et français qui lancèrent les ouvriers les uns contre les autres au nom de la défense nationale. Cette trahison sonnera définitivement l’éclatement et la fin de la 2ème Internationale marxiste. A partir de cette date, les réformistes et les révolutionnaires ne cohabiteront plus dans la même organisation au plan national et international. La création de la 3ème Internationale (communiste), en 1918, et du PCF, en 1920, furent les plus belles conséquences de cette période tragique de l’histoire du mouvement ouvrier ! 1914 a marqué la fin d’un cycle. Ne sommes-nous pas aujourd’hui aussi, à la fin d’un autre cycle ?

Le numéro 33 sera en vente à la fête de l'Huma, au stand d'Approches Marxistes dans la cité du livre.