Premièrement, Le pacte gouvernemental de 41 milliards pour le patronat soi disant pour l’emploi a échoué, maintenant tous le monde le constat. Mais parallèlement le plan gouvernemental d’économies de 50 milliards d’euros sur le dos principalement des collectivités locales dont Aubervilliers est lui bien en marche.

En particulier par la baisse de la dotation générale de fonctionnement. Qui aura baissé de 50% de 2013 à 2017, soit une perte pour notre budget, de 18 millions de recettes. Ajoutons que l’Etat ne prend pas en compte le nombre réel d’habitants sur Aubervilliers pour le calcul de la DGF. Leur référence est de 76000 habitants alors qu’à la fin 2015 nous étions 82500 habitants.

Pour être juste dans cette présentation, il est vrai que notre dotation de solidarité urbaine augmente. Mais le gouvernement ne verse pas un centime de plus. C’est simplement le résultat de la péréquation car notre population est pauvre. Pauvre, à cause de qui ? A cause des différentes politiques gouvernementales du régime capitaliste qui sévit dans notre pays.

Deuxièmement, nous payons le fait d’avoir eu une municipalité à direction socialiste pendant 6 ans.

Par exemple, la masse salariale dans le budget de fonctionnement a augmenté de 30% en 6 ans, pas pour augmenter les salaires des employés de la ville, mais en ayant recours à des opérations électoralistes comme par exemple, le nombre démesuré d’emplois d’avenir. En effet, alors que le département de la Seine-Saint-Denis en a créé une cinquantaine, Aubervilliers seule, en créait une centaine devenant ainsi un record du nombre d’emplois d’avenir et aujourd’hui, nous devons les gérer.

Même tendance à la fuite en avant pour les taux des impôts locaux. Avant, la municipalité d’Aubervilliers se faisait remarquer par des taux les plus bas d’impôts locaux.

Après 6 ans de direction socialiste, nous avons les taux les plus hauts du département pour la taxe du foncier bâti. Par exemple, si vous êtes propriétaire d’un logement à Aubervilliers, pour le même logement à Saint Denis, La Courneuve ou Pantin, nos villes voisines, vous paierez moins d’impôts locaux qu’à Aubervilliers. Pourquoi ? Parce que la municipalité à direction socialiste a augmenté les impôts en effet cumulé de 30% en 6 ans.

Pourquoi ? Pour répondre à sa folle politique immobilière des 100 000 habitants à Aubervilliers c’est-à-dire un nombre d’habitant identique à celui de Saint Denis, alors que nous avons la moitié en superficie de Saint Denis.

Rappelez-vous les baraques de ventes de logements le long du square Stalingrad. Dans les constructions neuves, plus de 80% des habitants arrivent d’autres villes comme celle de Paris. Il nous faut donc mettre à leur disposition des places en maternelle, en crèches, en primaire, en collèges, en centres de loisirs…

La construction rapide, trop rapide de logements met nos finances locales en danger. Nous ne sommes pas opposés à de nouvelles constructions mais simplement au rythme de nos finances locales.

La municipalité à direction socialiste pour faire face à ces dérèglements a, non seulement augmenté les impôts mais a aussi endetté notre ville dans des proportions inquiétantes ; nous laissant une dette de 175 millions sans compter les millions à verser pour le PPP.

Regardons maintenant le mécanisme qui a abouti à cette réalité. Les services ont calculé que 950 logements neufs livrés en 2015 vont produire 1million 87 000 euros de bases fiscales nouvelles. Avec un enfant par foyer en moyenne, et en tenant compte que 80% sont des nouveaux habitants d’Aubervilliers, nous avons besoin de 800 places de primaire ou de maternelle supplémentaires. Compte tenu que le futur groupe scolaire dans la ZAC du Chemin vert va accueillir 550 enfants et qu’il coûte 18 millions d’euros, et que les 950 familles nouvelles vont payer 2 millions d’impôts par an à la ville, il faudra 13 ans pour amortir les places scolaires nécessaires, sans compter celles de 2016, 2017... Sans compter aussi les places de crèches, de centres de loisirs et de collèges.

Alors bien sûr, il faut construire mais au rythme de nos finances et en fonction de notre population.

Dans ces conditions, avec ces handicaps, réaliser un budget équilibré est un véritable exploit. Pour l’essentiel, nous faisons face aux problèmes de notre population. Peut-être quelques maladresses sont à repenser, notamment pour la boite de chocolat pour les seniors.

Il nous faut aussi compter avec les coupes décidées par la direction socialiste du Conseil départemental. Par exemple, pour notre ville, ce sont 300 000 euros en moins dans le fonctionnement des crèches alors que le gouvernement doit toujours plus de 2 Milliards à notre département.

C’est dire combien un changement de politique gouvernementale vraiment de gauche en 2017 serait le bienvenu, y compris pour nos finances locales.