Après les Insoumis et Macron, comme le reste du parti socialiste ou Hamon et d’autres comme le FN, nous lançons un questionnaire, c’est à la mode. Le résultat ne sera pas totalement inutile, mais il ne nous donnera pas une analyse marxiste de la situation concrète de la France capitaliste dans un monde en crise systémique. Il risque même de noyer les questions déterminantes dans un flot de questions parfois légitimes mais secondaires. Nous sommes au plus bas depuis la naissance de notre parti en 1920. Nous risquons de fêter son centenaire comme nous venons de fêter celui d’octobre 17, en s’interrogeant avec la scandaleuse question « qu’en reste-t-il », alors que la révolution d’octobre 1917 est toujours pleine d’enseignements. Elle est la preuve qu’une analyse marxiste peut montrer le juste chemin. C’est ce qu’a fait Lénine, au départ presque seul, il a proposé des orientations marxistes dans ses « Thèses d’Avril », conquis la majorité du comité central puis des soviets pour rendre la révolution prolétarienne victorieuse. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de calquer la révolution de 17, cela serait ridicule, mais comme Lénine : analyser les situations concrètes du moment à la lumière du marxisme. L’analyse que doit faire notre congrès doit commencer par un bilan quantitatif mais surtout par le bilan stratégique. Par exemple, la rupture avec la classe ouvrière. Il fut un temps où les organisations du parti dans les 100 plus grosses entreprises de France étaient en liaison permanentes avec le comité central, ou comme pour les femmes, un pourcentage d’ouvriers à tous les niveaux était recherché, ou encore où les communistes responsables syndicaux étaient aussi dans les directions du parti à tous les niveaux, pas pour y faire jouer la courroie de transmission, mais pour enrichir l’analyse marxiste de la situation concrète. On a même annoncé cette décision, cette erreur du départ des syndicalistes comme une avancée démocratique. Autre enseignement de 1917 est que la situation sociale économique et politique d’un pays capitaliste peut changer très rapidement et devenir révolutionnaire, encore faut-il qu’il y est un parti révolutionnaire pour aider le processus à progresser vers la victoire. Où encore sur le rôle toujours néfaste de la social- démocratie. Nous qui nous battons depuis des années pour un véritable Parti Communiste, peut-être n’avons-nous pas totalement tord depuis Martigues. Discutons et analysons le bilan du PCF depuis Martigues et revenons à l’analyse marxiste pour un vrai parti communiste.

Mon avis sur la réunion du 18. A l’assemblée nationale des animatrices et animateurs de section, la tendance qui dirige le parti a très bien manœuvré et marqué un point. Je rappel que jamais une direction du PCF n’a perdu un congrès. Donc si nous voulons que le parti redevienne un vrai parti communiste il nous faut éviter de se laisser enfermer dans des questions secondaires comme la date du congrès. Une remarque, il est vrai que 900 responsables de section présents c’est très bien, mais le niveau théorique (marxiste) d’un grand nombre est proche de zéro. A la table de discussion à 8 ou à 10 du matin où j’étais la question du bilan depuis Martigues après mon exposé à était soutenu unanimement. Il semble que cela est aussi vrai pour d’autre table. Je suis sûr que notre seule chance « de renverser la table » est de tous miser sur le bilan à partir de l’entré des ministres communiste en 1997 à aujourd’hui. Et de le faire à partir d’une analyse marxiste c'est-à-dire montrer qu’une autre voie était possible. C’est à mon avis notre seule chance car la direction avec sa feuille de route qui multiplie les questions et donc enterre le bilan manouvre très bien. Jean Jacques Karman