Comparons Cuba d’aujourd’hui avec Saint Domingue ou Haïti, qui étaient sur le même plan en 1959. Comme on dit : « il n’y a pas photos » ! Les cubains ont tous un niveau élevé d’éducation. Des secteurs comme la médecine sont en pointe au niveau mondial, l’espérance de vie par exemple, y est supérieure à celle des Etats-Unis. Toutes ces avancées malgré le blocus imposé par les américains.

Bien sûr, on parle de la question de la liberté d’expression. Comment en parler sans mettre à côté, les sommes incroyables données par le gouvernement des Etats-Unis à la CIA pour déstabiliser Cuba et tous les peuples d’Amérique latine ou pour assassiner ses leaders ? Fidel Castro a été, plus de 500 fois, la cible des tueurs missionnés par l’impérialisme.

Un souvenir personnel : Présent à La Havane, je suis reçu, comme représentant de la Gauche communiste, au siège du comité central du PC Cubain, par un de ses dirigeants. Je suis fouillé à l’entrée, et je dois déposer mon téléphone portable. Comme je m’en étonne, je pose la question à mon interlocuteur : Pourquoi tant de précautions ? Il me répond : « Camarade, nous avons fait notre révolution en 1959, et nous sommes toujours là. Par contre, le camarade Salvator Allende, au Chili, a été assassiné lors du coup d’état de Pinochet, financé et organisé par l’impérialisme américain. Donc, nous devons continuer à nous protéger » !

Au moment de faire les comptes, nous pouvons dire : « comme sur une barricade, il y a deux côtés : celui du capitalisme, des valets, des traitres et de l’autre côté, celui du peuple » ! Fidel Castro est resté contre vents et marées, du bon côté. On ne peut pas en dire autant des nombreux donneurs de leçons d’aujourd’hui !

Comme internationaliste, comme communiste, je m’incline devant un homme, mon camarade, qui a marqué le 20ème siècle, par son engagement pour la libération de tous les peuples opprimés.

Viva Cuba, viva Fidel Castro, viva le Communisme !