Le rapport des forces était et restera déterminant pour l’application de toutes orientations de rupture avec le capitalisme.

Sur cette base, nous avions décidé de ne plus commettre cette erreur et pourtant nous avons recommencé avec Mélenchon qui est, rappelons nous le un admirateur inconditionnel de Mitterrand. Intelligeant, capable de soutenir des positions très avancées, mais il n’est pas communiste.

Nous sommes aujourd’hui, après avoir placé nous même Mélenchon, comme avant lui Mitterrand en position de lesder et choisi la voie très hasardeuse des primaires, dans une situation catastrophique.

Cela va être très dur dans tous les cas de figures et va nous pousser à prendre une position du moindre mal pour l’immédiat, avec la hantise des 1,73% de Marie George. Mais demain le Parti communiste ne peut pas servir de marche pied à une opération qui met en cause son existence, cela serait un véritable suicide. Certaines déclarations de Mélenchon ne laissent aucun doute sur son attitude envers nous.

Pour moi je l’ai déjà dit ici il y a plusieurs mois, une candidature communiste contre la répression anti syndicale pour une amnistie générale, contre la loi travail pour son abrogation, contre l’union européenne du capital pour l’abrogation de tous les traités et un programme de rupture avec le capitalisme, pour une constituante est plus que jamais nécessaire.

Ce positionnement aurait plusieurs mérites : 1. De nous rapprocher de la classe ouvrière décisive pour le changement 2. D’être au cœur du rassemblement majoritaire contre la loi travail. 3. D’être dans le courant de rupture avec l’Europe du capital.

Le choix d’un ouvrier communiste cégétiste en lutte porteur de ces 3 grandes orientations et d’un programme anti capitaliste avec les nationalisations des banques, comme candidat de rassemblement est urgent.